1842 |

1842-37

Auguste Duméril

Samedi 31 décembre 1842

Lettre d’Auguste Duméril (Paris) à ses oncle et tante Auguste Duméril l’aîné et Alexandrine Cumont (Lille)

Samedi 31 décembre 1842

Samedi 31 décembre 1842

Samedi 31 décembre 1842

Fin de Décembre 1842.

d’André Auguste Duméril.

Mon cher Oncle et ma chère Tante,

Les sentiments de respectueuse affection que je vous ai vouée depuis mon enfance, et qu’est venue fortifier encore, s’il était possible, la promesse que vous avez bien voulu me faire, de m’accepter pour gendre, me rendent très agréable l’accomplissement d’un devoir que consacre l’usage. Mais en vous adressant mes souhaits pour l’année qui va commencer, je viens y joindre de nouveaux remerciements pour les gages de bonheur que j’ai reçus de vous, pendant cette année qui finit, par le consentement que vous avez bien voulu donner à mes projets. Je ne suis pas seul à désirer d’être rappelé à notre bon souvenir, et à celui de ma cousine1 : mon père et ma mère2 me chargent de vous transmettre leurs vœux de nouvelle année, en vous priant d’agréer la nouvelle assurance de leur sincère affection. Je pense que vous aurez ces jours-ci des nouvelles directes de la rue St-Victor3, mais je suis heureux de pouvoir vous parler du développement si satisfaisant de la gracieuse Caroline, si bien douée, sous tous les rapports, et du gentil et intelligent petit Léon.

J’ai la contrariété de n’avoir encore pu lire devant l’Académie des Sciences l’extrait de mon travail sur les odeurs, quoique je sois inscrit, pour cette lecture, depuis plusieurs semaines ; mais tant de personnes sollicitent cet honneur ; que je n’espère guère être appelé que dans la seconde moitié de Janvier.

Adieu, mon cher oncle et ma chère tante : trouvez ici, je vous prie, l’expression bien sentie de mon affectueux et respectueux dévouement. Veuillez bien faire agréer à ma cousine Eugénie celle de mon vif attachement.

Votre très affectionné et reconnaissant neveu.

Note de M. Constant Duméril.

Rapport à l’Académie royale de médecine sur les effets produits par la prétendue piqûre ou la morsure d’un animal.

Notes

1 Eugénie Duméril, fiancée d’Auguste.
2 André Marie Constant Duméril et Alphonsine Delaroche.
3 Rue St Victor, à Paris, où réside Louis Daniel Constant et Félicité Duméril, parents de Caroline (six ans) et Léon (deux ans).

Notice bibliographique

D’après le livre de copies : lettres de Monsieur Auguste Duméril, 1er volume, « Lettres relatives à notre mariage », p. 217-219


Pour citer ce document

Auguste Duméril, «Samedi 31 décembre 1842», correspondancefamiliale [En ligne], Correspondance familiale, 1840-1849, 1842,mis à jour le : 22/06/2010

Danièle Poublan

Centre de recherches historiques, EHESS 190-198 avenue de France
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